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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Mise a jour en regard de quelques réactions : [Quelle leçon tirer des élections du 20 novembre 2016?] - Par Erno Renoncourt

Publié par Erno Renoncourt sur 25 Novembre 2016, 11:36am

Catégories : #E.Renoncourt chroniques

Mise a jour en regard de quelques réactions : [Quelle leçon tirer des élections du 20 novembre 2016?] - Par Erno Renoncourt

Bonjour
 
Suite à quelques réactions, je vous prie de trouver une mise à jour contextuelle de mon texte.
 
Je soumets un nouveau papier à votre réflexion et n’hésitez pas à le partager dans votre réseau si vous trouvez le contenu pertinent. Il tend à analyser les leçons de l’abstention électorale et les risques induits pour la stabilité institutionnelle.   Dans la logique de notre pensée qui se veut critique et insoumise, nous croyons que des règles indigentes, des documents d’entrée indigents ne peuvent conduire qu’à un processus indigent aboutissant à des résultats indigents.
 
Qu’importe le vainqueur, ces élections ne sont qu’une couche d’instabilité supplémentaire dans un quotidien institutionnel et même humain peuplé d’indigences. Il est intolérable que la société  haïtienne dans son ensemble  ait accepté que l’organisme électoral n’ait eu accès au centre de tabulation que 48 heures avant le scrutin. S’enorgueillir de l’organisation satisfaisante d’une journée de vote et laisser le contrôle stratégique opérationnel et décisionnel des élections entre les mains d’une entité externe est une indigence manifeste.
 
Nous n’aurons de cesse de le répéter, ce n’est pas le déroulement du vote, le jour du scrutin,  qui détermine l’issue d’une élection comme honnête et intègre. Une élection est un processus dont chaque étape représente une transaction cruciale qui doit être maitrisée et sécurisée. Perdre le contrôle d’une étape même pendant un court laps de temps hypothèque l’intégrité de tout le processus. C’est ce que nous apprend le management du risque.
 
Que collectivement on ne s’indigne pas de tant d’indigence dans une société est révoltant.
 
Car Il faut se révolter contre l’indigence…Seuls des indigents s’accommodent de l’indigence et de la démocratie de rabais. Seuls des imposteurs peuvent faire dans la demi-mesure et célébrer une « élection satisfaisante », tremplin pour une démocratie de rabais et un état minimum et indigent...  De toute évidence, les injustices et les indigences n’existent que parce qu’il n’y a pas de révolte collective et qu’il manque d’indignation individuelle contre ceux et celles qui les mettent en œuvre. Les mauvaises accointances, les soumissions et les renoncements à l’éthique et à l’intégrité conduiront toujours à l’indigence.
 
Certains me reprocheront cette attaque en règle contre les médias . mais c’est un pari que j’assume et que j’estime salutaire. Dans la mesure où toutes les indigences politiques qui ont frappé à nos portes  ces 30 dernières années ont été l’œuvre des médias. Soit par complicité et accointance, soit par soumission et autocensure, soit par corruption et perversion , soit par opportunisme,  manque de courage et lâcheté. Je sais que mon discours n’est pas unitaire. Mais il est venu le temps d’assumer la rupture qui délivre de la bêtise plutôt que l’unité factice qui maintient dans l’indigence.
 
Du reste je n’ai aucun doute que mon discours ne traversera pas toute la société…car une société qui accepte d’être dirigée, sans révolte  aucune , par des dealers de drogue, par des tueurs à gage, des imposteurs , est une société vouée à la pourriture. Une société dans laquelle chaque composante ne pense qu’à sa survie sans oser questionner le sens et l’éthique  des actions collectives et individuelles. Juste pour bénéficier des faveurs, des accointances et des lauriers qui récompensent les soumis est une société qui n’a pas de raison d’être. Et  en ce sens, c’est même bon signe que ma parole soit minoritaire….le contraire m’aurait inquiété.
 
Donc, sans illusion sur les risques que j’encours, je continuerai d’alimenter cette réflexion pour jeter les bases d’un observatoire critique et technologique sur le management du service public haïtien. Dans un contexte évident où la presse , par autocensure et par dépravation, se laisse asservir et dominer par le pouvoir de l’argent, nous avons besoin de pensée critique et insoumise pour continuer à rêver et à trouver des pistes pour construire l’utopie intelligente et collective qui nous apportera la vraie stabilité.
 
Du reste,  L’avenir appartient à ceux qui ont des mots, à ceux qui croient au pouvoir des idées. C’est avec des idées issues de la pensée critique et insoumise qu’on peut construire des utopies, jeter des ponts sur l’indigence  et réunir ceux et celles qui ont des solutions pour penser l’avenir afin de combler les fractures sociales qui se creusent dans le sillon des élections indigentes.
 
Votre texte est ici :  « Quelles leçons tirer des élections du 20 novembre 2016 ? »  ou ici : http://www.integraledatastats.net/wa_files/CelebrerIndigence.pdf
 
Bonne lecture et éventuellement, bonne diffusion et bon partage.
 
 
Respectueusement.

 

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