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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La fin du bal ! Un verdict électoral brillant d’obscurité - Par Erno Renoncourt

Publié par Erno Renoncourt sur 30 Novembre 2016, 12:58pm

Catégories : #E.Renoncourt chroniques

Encadrant  "JOMO la panique"Damian Merlot , Antonio Sola, les deux Espagnols d'extrême-droite qui l'ont "fait président".Encadrant  "JOMO la panique"Damian Merlot , Antonio Sola, les deux Espagnols d'extrême-droite qui l'ont "fait président".Encadrant  "JOMO la panique"Damian Merlot , Antonio Sola, les deux Espagnols d'extrême-droite qui l'ont "fait président".

Encadrant "JOMO la panique"Damian Merlot , Antonio Sola, les deux Espagnols d'extrême-droite qui l'ont "fait président".

Bonsoir,
 
Le spectacle vous a sans doute amusé hier soir. L’obscurité, la rumeur du soupçon de scandale, l’attente……. Bref,  jusqu’au bout de la nuit vous  avez dû patienter pour entendre le verdict des urnes qui ne surprend personne.
Car il était évident que, l’écosystème aidant, le cycle de la continuité allait être maintenu. Je ne suis pas en train de dire que le verdict a été truqué……je dis simplement qu’il reflète l’ambiance mo-rose de l’écosystème et des impostures haïtiennes.
 
·         Imposture qui veut que des partis politiques acceptent de participer à une course sans exiger que soient clarifiées les défaillances du système électoral et sont le premiers à contester les résultats.
·         Imposture qui veut que quelques conseillers électoraux refusent toujours de signer les résultats pour se donner une virginité politique tout en participant a toutes les orgies électorales  Sans que les secteurs qu’ils représentent  militent et fassent les bons plaidoyers pour exiger de clarifier les incohérences du système électoral (nous reviendrons sur ce thème dans un prochain post)
·         Ecosystème mis à contribution par l’ouragan Matthew  et exploité avec intelligence par certains acteurs pour maintenir le statu quo.
 
Que peut-on alors reprocher au verdict ? D’ailleurs si vous avez lu mes derniers posts, rien de cela ne peut vous étonner.  Puisque j’avais tout expliqué en jouant les lanceurs d’alerte pour aider à structurer l’écosystème.
Mais ici la militance politique est bruyante et ne sait occuper que le théâtre de la rue. Elle refuse l’intelligence. Car au vrai, elle ne cherche pas à apprendre des erreurs pour équilibrer le système mais veut uniquement l’exploiter pour régner et faire  les mêmes torts que ceux qu’elle accuse.
 
Ainsi va la politique. Et c’est en cela que le verdict des urnes est selon moi « brillant d’obscurité »…

On remarquera pour l’occasion , comme signe indélébile de l’écosystème,  que dans la salle où le verdict allait être prononcé  a régné une pesante obscurité.
 
Cela ne vous rappelle rien ? Mais bien sûr : Mizik Mizik

 

« Banm fê nwa mwen. Banm blakout mwen souple….
Se li mwen bezwwen poum jere biznis mwen ..
Se li mwen bezwen pou mwen fê magouy mwen.»

 
Histoire de rappeler combien le contexte et l’ecosystème sont déterminants et que c’est leur transformation qui leur permettra d’atteindre  un résultat diffèrent que celui des 60 dernières années.
 
Juste Un lien pour partager avec vous une modeste réflexion …... En toute insolence.
 
Votre texte est ici :
 
http://www.integraledatastats.net/wa_files/FiniLeBal.pdf

 
Bonne lecture est diffusez dans votre réseau si vous jugez opportun.
 
Respectueusement
 


 
 

 

 

Le couperet est tombé. Comme c’était prévu, le spectacle s’est terminé sur le même passage du dernier acte de la dernière représentation. Et même que le scénariste n’a pas cru opportun d’y ajouter un peu de suspens. Il n’y aura pas d’entr’acte. Le spectacle a été si lassant qu’il a fallu abréger la fin.


Il est vrai que pour mettre en train et stimuler certains acteurs, toujours en mal de production indigente, on a annoncé un probable scénario supplémentaire. Un acte improbable qui n’intéressera plus aucun spectateur et ne suscitera plus l’engouement d’aucun promoteur.


Il est vrai que le maitre de cérémonie a déclamé le mot de la fin en parlant de préliminaires. Quel euphémisme ! Parler de préliminaires pour un taux
de pénétration de 55.67%, quand selon d’autres conseillers cela ne pouvait dépasser 46%, relève d’un humour cinglant. Car, ces préliminaires ont été profonds même si apparemment indolents ou moins violents que la dernière fois. Et pour cause, car Matthew aidant, le contexte a été mis en exploitation subtilement.


Ainsi, à l’évidence, il ne doit pas y avoir de second tour. Car ce tour de scrutin n’a été, au vrai, qu’un second tour élargi ; aboutissement du précédent, officiellement inachevé. Et en toute logique de continuité, du début à la fin, jusqu’au bout de la nuit, l’indigence a été au rendez-vous. Il a fallu montré qu’ici, tout porte la marque de la bêtise. Nul n’entre ici, s’il ne porte le sceau de l’indigence.

Ainsi, il y a eu d’abord le blackout pour préparer le décor, rappeler que l’obscurité, l’opacité reste la toile de voute qui permet de conclure les affaires. Puis, il y a eu la rumeur du scandale : 4 conseillers sur 9 refusent de signer les résultats. Panique dans les loges, les promoteurs menacent, et dans la salle, les spectateurs s’amusent et s’adonnent, imagination délirante, à tous les scenarios improbables. Certains ont même laissé croire qu’à un certain moment, on a pensé, en haut lieu, à faire chercher le revenant, l’homme vil des élections de 2010-2011, pour exposer sa technique de publication camouflée des résultats. Mais ce ne fut point nécessaire.


Etonnant quand même, qu’on ait pu trouver un nombre suffisant pour infirmer le quorum. 4 mousquetaires surgissent de nulle part, le temps d’un blackout, comme des princes de lumière, et refusent de sceller le pacte de l’indigence. Mais le fumier ici est si fécond, que la fumée n’a pas tardé à chasser cette clarté diffuse qui laissait entretenir l’ombre d’un suspens. Car ici, tout est sous contrôle. Il y a la formule heureuse pour convaincre les réticents en mettant le prix ou malheureuse pour intimider les récalcitrants en rappelant à leur mémoire quelques vilénies passées qui pourraient être réactivées au grand jour. Comme en commune fraternité indigente.


Entre temps, l’heure avançait. Dans tous les camps on s’impatientait. Certains illuminés, drapés dans des costumes de circonstance, évocateurs et pleins de sens pour le contexte, comme pour rappeler leur
origine, n’ont pas hésité à lancer la guerre « indigente » contre ceux qui se dressent et se dresseront devant le pouvoir immonde à venir. Car tout pouvoir vient de Dieu...ou plutôt.... Ah laissons cela ! Mais Dieu serait-il à ce point indigent ? Je croyais encore qu’il était un Dieu de lumière et de justice. Toutefois on notera qu’il manquait au décor la cagoule et l’épée. Ce sera peut-être dans le prochain acte.


Entre temps, obscure, immonde la nuit émergeait. Il était dix heures. C’est l’heure indigne. Créneau idéal pour faire jouer le huis clos, cette forme privilégiée d’indigence qui permet de faire monter les enchères pour conclure les mauvais arrangements. Et comme on s’en doutait au bout d’âpres négociations, le quorum a été infirmé ou confirmé. Bref, c’est selon le camp qui revendique. Ouf, une certitude : la récolte de la banane ne sera pas perdue. Le business sera maintenu.


Après l’attente, vinrent les formulations boiteuses pour excuser le retard et rappeler la conception de la démocratie qui règne au CEP et dans l’écosystème : Chaque instance fait ce qu’elle veut. Sans interaction. Sans objectif commun. Sans synergie. Sans processus d’amélioration continue. Sans gestion de risque. Et tant pis si ça casse ! Mais comme on sait, ici ça finit toujours par passer. Car on n’est pas exigeant et surtout pas friand de qualité.


Baissez les rideaux. Eclairez la salle. Le spectacle est fini. Faites sortir la foule. Ainsi va débuter la saison 2 de l’indigence d’après le séisme de 2010. Circulez. Plus rien à voir. Le verdict est tombé, et comme on s’en doutait il a été brillant d’obscurité. C’est le temps de la moisson qui va s’ouvrir. En attendant le prochain spectacle, le bal est bel et bien terminé. Rentrez les costumes. Rendez-vous au prochain cycle. Mais déjà, dans l’ombre des mauvais arrangements, les experts de l’indigence planifient le casting du prochain scénario. La rumeur laisse croire que le slogan aurait même déjà été trouvé pour 2021 : Le retour du roi ou« NegPeteA».
 

Erno Renoncourt, 29 novembre 2016

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