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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


L'Initiative citoyenne dénonce une manipulation des secteurs économiques puissants !

Publié par siel sur 25 Novembre 2016, 23:34pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #AYITI ROSE RAKET, #REFLEXIONS perso

Qui a dit " Je suis Haïti" ?- Personne. Sources : http://reseauinternational.net/qui-a-dit-je-suis-haiti-personne/

Qui a dit " Je suis Haïti" ?- Personne. Sources : http://reseauinternational.net/qui-a-dit-je-suis-haiti-personne/

Ce pays déjà meurtri par l’intransigeance d’un groupe à s’approprier de toutes ses ressources au détriment du bien-être collectif ne doit plus continuer à subir ces assauts déshumanisants » a indiqué l’initiative Citoyenne, faisant savoir que la société doit s’affranchir de ces comportements délétères pour s’ouvrir à la modernité.

Que les hommes d'affaires haïtiens  (Noirs, Blancs, Mulâtres ou Syro-Libanais)  aient ce comportement suicidaire n'étonne pas.

Ils agissent de même dans tous les pays du monde.

On prête à  Lénine, cette citation fort connue : « Les capitalistes nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons »

Il aurait dans ces notes écrit précisément ceci : « Ils [les capitalistes] travailleront avec peine à leur propre suicide ».

Ce qui donne à réfléchir, c'est l'adhésion des classes moyennes à ce suicide collectif.

C'est cet acharnement à approfondir le trou qu'ils creusent genre,  "bêchons joyeux"  sans échelle prévue pour en sortir, que j'ai souligné maintes et maintes fois.

On dirait que les mecs ont décidé de prêter main forte à ceux qui détruisent le pays, sur le mode des esclaves fidèles à leurs maîtres qui ont préféré s'enfuir avec eux à Cuba et en Louisiane, plutôt que d'affronter l'expérience inconnue de vivre libres, d'expérimenter le goût du sel qui, selon la tradition haïtienne, ferait  sortir les zombis de leur état de bêtes de somme et leur permettrait de retrouver leur condition humaine.

Plus près de nous , Georges Anglade, le regretté disparu géographe haïtien victime du séisme, dans "Espace d'une génération", publié en 2004,  livre que je bouquine assidûment depuis quelques temps faisait cette analyse :

Haïti en tant que création historique de deux siècles dans la partie occidentale de l'île risque, et pour encore longtemps l'effondrement. Il n'y a aucun effet de style dans cette phrase qu'il faut entendre au premier degré. n a beau se consoler en disant qu'un pays ne meurt pas, cela ne change strictement rien à la situation actuelle; Ce pays est mortel et peut effectivement mourir dans des convulsions jusqu'à présent évitées, mais pour combien de temps encore ?

On commence à se douter que la survie même de la nation haïtienne, dans la forme que nous lui connaissons, pourrait être en cause.

La menace est de taille, et cet antagonisme dont nous parlons a pris des formes inattendues: au simple coup d'oeil, le poids moyen de la population est de l'ordre des quarante-cinq kilos et celui des enclaves de quatre-vingt -dix kilos.
Du simple au double.

On a beau dire qu'il n'y a pas d'ethnies différentes comme au Rwanda, de castes comme en Inde, de minorité religieuse comme les Juifs en Europe, et que la distorsion Noirs et Mulâtres s'est beaucoup atténuée en un demi-siècle, le sociospatial sait vous inventer de nouveaux signes de conflit, comme ici entre les cités et les enclaves.

C'est effarant, plus des des 90% des mal nourris de quarante-cinq kilos et moins de 5% des bien nourris de quatre-vingt-dix kilos !

Un malaise d'abord diffus est devenu une angoisse précise : une nation peut-elle s'effondrer ? La nôtre en est-elle loin ?

C'est bien pourquoi tous ceux qui le peuvent sont en train d'assurer leurs arrières à toute vitesse à coups de cinquante mille visas de résidence au Canada et aux USA par année.

Nous risquons d'assister au premier effondrement d'une nation dans les Amériques.

Quelle que soit la forme de régression que prendra cette faillite, elle sera reconnaissable, à ses débuts en ce que le destin collectif aura finalement échappé à tous les contrôles, dans un décor de démence fratricide, préludant aux bruits de bottes d'outre-frontières.

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