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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Non, M C. Roy vous êtes mal placé pour juger si M. Privert est digne ou pas d'être président

Publié par siel sur 27 Octobre 2016, 22:51pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #PEUPLE sans mémoire..., #REFLEXIONS perso

En voici un autre qui, après les "kouzen" des Gonaïves, l'ex-épouse de M. Duvalier J-Cl  à son tour, surfe sur l'affaire des militaires dominicains.

M. Roy est bien gentil. Son mécontentement est fort compréhensible. Aucun Haïtien ne voit avec plaisir  son pays dans l'obligation d'accepter la présence de militaires  dominicains  ou autres  sur son territoire.

Comme je l'ai dit ici, Privert leur a donné un os à ronger que les uns et les autres se précipitent d'attraper : "C'est à moi, se pou mwen !

Chacun son tour, ne vous bousculez pas. Il y en aura pour tout le monde. Tout moun ap jwenn.

Je ne connais pas ce M. Roy, mais avouez que  son indignation est totalement sélective.

On aurait aimé l'entendre lancer ce même cri du coeur quand la journaliste Nuria de la RD avait révélé que Martelly avait reçu de l'argent - et pas rien- du sénateur Bautista : "Non M. le président un homme qui accepte d'être payé par la RD n'est pas digne d'être président."

Antérieurement, il aurait pu également déclarer à M. Latortue Gérard qui a nommé M. Cinéas ambassadeur d'Haïti à la RD et à M. Préval  qui l'a maintenu à ce poste et également M.Martelly - vous voyez que sur certains dossiers, il y a entente et concordance de point de vue -  : "Non Ms. Latortue Y et Préval vous n'êtes pas dignes d'être à la tête de l'Etat haïtien, en nommant comme votre représentant à la RD, un homme qui fait l'éloge de Balaguer, ex-président de la RD et grand calomniateur des Haïtiens".
 

I

Tout le monde n’est cependant pas au courant qu’en 1962 l’armée dominicaine, alors sous les ordres de M. Balaguer en tant que président, incendia au napalm (!!) toute une communauté formée de ressortissants haïtiens et dominicains qui réclamaient la terre à celui qui la travaillait. Au napalm ! Avec l’aide de l’armée américaine, les forces dominicaines cherchaient à en finir avec ce « mouvement de travailleurs » mêlé d’une culture syncrétique, le Liborismo. Cela se passait à Palma Sola , dans la province de San Juan, en prolongation du Plateau Central. Des milliers de travailleurs rebelles, haïtiens et dominicains, étaient brûlés vifs, de l’aviation étant.

http://www.batayouvriye.org/Francais/Positions/affres.html

Travailleurs haïtiens recrutés à Barahona

Travailleurs haïtiens recrutés à Barahona

Je n'insisterai même pas- ce que tout Haïtien lettré devrait savoir -  sur les hauts faits macouto/duvaliéristes de Cinéas et sur sa collaboration à la vente des travailleurs haïtiens et à la dénonciation systématique des opposants haïtiens réfugiés en RD, du temps où il était ambassadeur de Duvalier dans ce pays.

Ayez en mémoire que, selon le contrat passé entre Haïti et la RD, l'ambassadeur en poste touchait un pourcentage sur la vente des travailleurs. en tant qu'intermédiaire chargé d'assurer la réception et la conservation de la "marchandise."

Spécialisés dans la chasse aux ratpakaka, plutôt qu'aux rapaces pakapala  - car depuis l'aube de l'humanité il est toujours plus facile de s'en prendre aux plus vulnérables - les media haïtiens, zentellectuels grenn-nanbounda et héritiers du duvaliérisme, se sont bien gardés d'informer le public sur le rôle joué par Cinéas pendant la dictature  dans ce trafic d'Haïtiens.

Savez-vous que les seuls à avoir dénoncé publiquement dans la presse cette nomination ont été les progressistes de la RD ?

Bon. Il se pourrait que M. Roy se trouvait dans une autre galaxie où l'information sur les relations économiques entre la RD et Haïti ne lui serait pas parvenue.

Parce que à bien y regarder, qu'est ce qui est plus indigne ?

Que des militaires dominicains "foulent le sol national" ou que des Haïtiens soient vendus à la RD ?

Que des militaires dominicains sécurisent l'aide qu'ils apportent ou que l'alimentation des Haïtiens dépende en grande partie de la RD ?

M. Roy, n'a peut-être pas lu les manuels d'histoire du monde qui expliquent clairement que la présence soldatesque à fin de guerre n'est pas nécessaire dans un pays, quand la population du pays en question dépend pour son alimentation de son "ennemi".

En fait, si la RD voulait déclarer la guerre à Haïti, il  lui suffirait de bloquer l'accès à la nourriture - chose contre laquelle s'élèveraient ses entrepreneurs qui tirent profit de ce ce "one way" et fructueux commerce.

Les fâcheux, la minorité de blocage et les réacs cupides, brandissent l'argument que, étant donné l'état conflictuel des relations entre Haïti et la RD, la présence de militaires de ce pays revêt une portée symbolique qui la rend inacceptable..

Bizarrement le boycott de la commémoration des 200 ans d'indépendance en 2004, n'avait pas de portée symbolique. Ils l'ont tous fêté. Certains ont même pleuré de joie, tant l'émotion était forte.

Etrangement,  Martelly déguisé en cow-boy à celle de la commémoration de mort de Dessalines, n'avait pas de portée symbolique

M. Roy n'aurait- il pas dû déclarer à ce moment, en patriote et nationaliste dont il se réclame : "Non, Monsieur le président vous n'êtes pas digne d'être président" quand M. Martelly habillé d'un jean et chaussé de bottes commémorait à l'église de Dessalines-Ville, la mort de Dessalines ?

Ceci dit, pour faire la part des choses, ni M. Privert qui était au Sénat à l'époque, ni ses collègues du parlement n'ont émis une critique sur ce comportement de Martelly qui était une pure provocation, faisant partie des "anpil tenten" qu'il se vante d'avoir faits au cours de son mandat.

Et, il a bien raison de se marrer, parce qu'il y en  a eu des mille et des cent de ces "tenten" que la société haïtienne a avalé comme du petit lait.

Et qu'elle est disposée à avaler à nouveau avec non pas  avec le "Ya bon banania" mais son équivalent " Ya bon bannann"

Martelly, lors de la commémoration de la mort de Dessalines.

Martelly, lors de la commémoration de la mort de Dessalines.

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