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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Lu sur le net : "Un nouveau cyclone aux portes de la commune de Chardonnières dans le Sud : il s’appelle MEMEUS."

Publié par Lisiane André sur 27 Octobre 2016, 10:11am

Catégories : #LU SUR LE NET

La viille de Chardonnières . Source Twitter

La viille de Chardonnières . Source Twitter

Chers-es compatriotes,

Priere de trouver la note ci-apres relative
a une situation alarmante de violations de droits humains
dans la commune de Chardonnieres, dans le Sud d'Haiti.

Remerciements anticipes pour l'attention accordee

et

Meilleures salutations


Lisane Andre

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Un nouveau cyclone aux portes de la commune de Chardonnières dans le Sud : il s’appelle MEMEUS.

Intimidations, utilisation dévoyée des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), arrestation arbitraire, chasse à l’homme et tirs nourris dans les quartiers populaires, telles sont les réponses choisies par le maire de Chardonnières, Claude MÉMÉUS, pour contraindre au silence ceux qui l’accusent de détournement de l’aide humanitaire.

L’ingénieur Alain André, résidant au centre ville de Chardonnières en a fait l’amère expérience. 4 jours après avoir accordé une interview au correspondant de Signal FM dans le Sud, autour d’une meilleure gestion de l’aide dans la commune, il subissait des menaces d’arrestation de la part du maire Méméus. Il importe de rappeler les prescrits de la Constitution haïtienne sur la liberté individuelle : «Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la Loi et selon les formes qu’elle prescrit » (Article 24-1). De plus, l’article 27 établit que : « toutes violations des dispositions relatives à la liberté individuelle sont des actes arbitraires».

Néanmoins, le 24 octobre écoulé, vers 5 heures de l’après-midi,  le maire Claude Méméus faisait appel à 4 policiers du Commissariat de Chardonnières qui sont intervenus publiquement à la rue Gaëtan, ont projeté l’ingénieur par terre, l’ont menotté et conduit en prison. En même temps, des hommes en civil, qui se tenaient à proximité, intimidaient la population en tirant en l’air. Le lendemain 25 octobre, le maire passait de nouvelles instructions au commissariat pour la libération de l’ingénieur André. Ce dernier refusa sa libération, réclamant qu’il soit conduit par-devant un tribunal pour que le maire Méméus justifiât son arrestation et les faits qui lui seraient reprochés.

Au tribunal de Chardonnières, le responsable municipal a présenté un dossier d’accusation abracadabrant accusant l’ing. Alain André de tentative de vol d’un camion d’aide humanitaire. Un dossier qui n’a pas résisté à  la logique des faits, et le juge qui présidait l’audience, a ordonné dans l’immédiat la libération de l’ingénieur. Il était  2 heures de l’après-midi. Moins de 4 heures plus tard, des informations émanant de plusieurs sources, faisaient état de tirs nourris aux alentours de 3 quartiers populaires : Ba Lagon, Lilavach et Bèldent. Il était bruit que les résidents de ces quartiers s’apprêtaient à manifester leur mécontentement en raison de la distribution partisane de l’aide par la mairie. Au moment de ces fusillades, Me Remy Joint, commissaire du gouvernement près du Parquet des Coteaux, dont relève la juridiction de Chardonnières, était de passage dans la commune, selon une source digne de foi.

Faire taire à tout prix ceux qui osent questionner et dénoncer sa gestion de l’aide humanitaire semble être l’obsession du maire de Chardonnières.  Elu sous la bannière du Parti Renmen Ayiti, le responsable municipal «écarte délibérément de la distribution des kits alimentaires, les citoyens qui lui avaient refusé leur vote» indique un résident.

Ce climat d’intimidations et de terreur entretenu par le maire Claude Méméus, appelle l’attention urgente : des organismes haïtiens de droits humains, du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, du Ministère de la Justice  tout comme celle de l’Inspection Générale de la PNH dont une enquête sur place s’avère pertinente, face à cette prolifération de civils armés dans la commune sous les yeux complaisants des agents en poste sur le terrain. La Fédération Nationale des Maires de la République (FENAM) est également concernée, sans oublier le Parti Renmen Ayiti.

Il est temps que la jeunesse haïtienne, à travers le pays,  trouve des modèles de dirigeants à imiter, d’autres modèles plus motivants de citoyens-citoyennes.

Est-il concevable qu’une population fraȋchement victime d’un désastre, submergée par la faim et des privations de toutes sortes soit exposée aux persécutions du premier citoyen de la ville tenu pourtant de l’accompagner, la protéger et la défendre ?

Lisane André
Militante de droits humains
26/10/16

 

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