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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Quand le régime Tèt kale ferme des rues ... Et entend empêcher les Haïtiens de franchir les frontières intérieures (mis à jour)

Publié par siel sur 21 Février 2016, 12:21pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

La politique des Tèt Kale a toujours affiché sans retenue son mépris pour la population haïtienne.

Les exemples sont nombreux : le fait qu'un président dans le cadre d'un meeting traite une femme dans l'assistance de  putain. La meringue  ordurière de ce président contre une journaliste. Le crachat de Zenny (un sénateur)  au visage d'un juge. L' assimilation  " d'enfants de familles monoparentales" à la délinquance - alors qu' on sait combien ils sont nombreux dans la population.  La qualification "d'avocats pauvres" , pauvre  étant  assimilé à moins que rien par un président - qui lui même était en faillite avant d'avoir été "eli" par le "roi et la reine d' Haïti."

Toutes  ces insultes venant d'un chef de l'Etat, les Haïtiens de la classe moyenne, les zentellectuels les ont gobées. Et certains d'entre eux sont même allés jusqu'à applaudir. Ca ne les a jamais empêché de se faire photographier aux côtés de Martelly au Palais national.

 

Cette histoire de routes barrées sans que des explications du pourquoi en soit données participe de la stratégie des Tèt kale visant à faire accepter aux Haïtiens l'innaceptable  comme relevant du normal.

Calixte Valentin abat un homme et se retrouve au Palais comme conseiller de Martelly .

Normal.

Roro Nelson, ami intime du président, gifle une femme architecte. Normal.

Zenny crache au visage de son interlocuteur et lui déclare qu'il est Blanc et que l'autre étant Noir lui doit du respect. Normal.

Cet autre gros lard là, traite les opposants au régime tèt kale de cafards. Normal.

De même que sous "le mal aimé" de Gilot,  il était normal que pour sortir de leur propre pays et pour y rentrer  les Haïtiens aient à obtenir un visa.

 

La normalité pour les militaro/macouto/duvaliéristes/Gnbistes/Tèt kale, ce sont la violence, les abus et la prédation. Et devrais-je ajouter, pour éviter tout malentendu , pour bien des membres de  Fanmi Lavalas, OPL, RNDP, Kid...Etc.

Abus, violences et prédation représentent un héritage commun à la classe politico- économique d'Haïti.

Du début à la fin de sont mandat Maretlly,  ses sbires, ses députés et ses agents intérimaires ont appliqué avec l'aide et la collaboration active et fructueuse de la CI et de son bras armé la Minustah,  cette politique de mépris dont l'objectif n'est autre que de rabaisser, avilir,  démoraliser, terrifier, zombifier  les Haïtiens de manière à pouvoir appliquer, sans rencontrer de résistance, les plans de recolonisation d'Haïti par le Blanc.

Et, on peut dire que cette stratégie bien menée a bien marché.

Pendant 5 ans, le peuple haïtien tétanisé, a assisté au spectacle de ses élites déguisées en rose, faisant carnavals sur carnavals, festoyant jusqu'à en dégueuler,   gaspillant l'argent de l'Etat dans des voyages couteux et pour rien, recevant des per diem faramineux, passant des contrats sans appels d'offres, des budgets alloués au fils et à l'épouse du président, tandis que pour lui c'était la descente aux enfers.

 

Pourquoi barrer des routes ?

Pas pour entreprendre des travaux.

D'abord pour emmerder les gens et leur faire comprendre que le pouvoir fait comme il veut et contrôle leur vie, leur temps, leur circulation.

Juste un test pour vérifier que l'abus de pouvoir fonctionne.

Et que, demain, de la même manière qu'on barre une route, on pourra empêcher aux personnes de "franchir les frontières intérieures du pays".

Toujours l'expérience de la grenouille que connaissent bien tous les régimes fascisants.

Et que Martelly, grand connaisseur en la matière matière, exprimait lui-même en ces termes : "Quand on laisse le bandit mettre un pied, il se saisit de tout l'espace".

 

J'ai entendu un jeune homme déclarer que ceci n'arrivera jamais. Que jamais la circulation des Haïtiens dans leur propre pays ne sera régulée.

Ce jeune homme ignore que c'était le cas sous les 2 Duvalier. Qu'il demande à M. Gilot de lui raconter comment cela se passait à l'époque du "mal aimé".

Ce jeune homme ne sait pas qu'à partir du moment où se met en place un régime autoritaire, tout est possible. De l'exécution des opposants, à la surveillance de simples citoyens auxquel il est interdit de se réunir.

Gilot, là encore, vu qu'il se trouvait au coeur de la machine de  répression, pourrait apporter son témoignage.

Evidemment, il n'en fera rien. On ne peut s'attendre à ce qu'il imite l'exemple d'un John Perkins qui a raconté sa collaboration à faire tomber les gouvernements dont l'agenda ne plaisait pas à Washington.

Depuis sa trahison du mouvement étudiant et sa conversion au duvaliérisme, Gilot  qui se trouve actuellement aux côtés de Privert,  est resté le même adepte de la dictature.

Il pourrait même vous dire, comme beaucoup dee ses collègues anciens  maoutes et anciens fonctionnaires de ces régime : "Si c'était à recommencer, on recommencerait".

C'est pourquoi les progresistes doivent faire très attention. Le coup de Martelly n'est pas un hasard.  

Et, « Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. » 

 

Au fait, vous savez depuis combien de temps ces routes sont barrées sans que personne n'ose l'ouvrir  ?

Devinez  : des jours ?  Des mois ? Des années ?

 

 

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