
Les photos dégoutantes de Logan Abassi, sur le site de la Minustah n'ont pas bougé d'un poil link
Logan Abassi, est-ce bien la même personne qu'ici :
ou bien qu' ici :
La photo de ce petit garçon surpris dans sa nudité en plein sommeil
est toujours là.
Ainsi que toutes les autres d'enfants nus qu'il collectionne :link
dans je ne sais quelle rubrique inventée par lui
pour faire passer, mine de rien, ses photos dégeu,
destinées à je ne sais quel public.
J'accuse la Minustah d'entorse à la loi sur la protection des mineurs
et de complicité dans la diffusion des images d'enfants nus prises à leur insu et à l'insu
sans autorisation des parents.
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Vous savez que Logan Abassi travaille depuis je ne sais combien de temps en Haïti.
On ne sait pas comment il est arrivé dans ce pays.
C'est un photographe amateur, qui comme bien d'autres étrangers, a découvert sa profession en Haïti.
Et qui, depuis, travaillant pour la Minustah, a les moyens financiers et techniques de parcourir le pays.
Ce qui fait que Abassi, n'a pas raté une seule des catastrophes naturelles pour viser les enfants pauvres d'Haïti avec son objectif, utilisé comme une arme à feu pour massacrer l'image de ces innocents, totalement impuissants face à cette violence.
Lors du séisme, il a vendu ses photos d'enfants blessés comme des petits pains,
dont sa série d' enfants avec pansements dans le genre sado-maso, genre bondage link
qu'il a tout à fait mis en scènelink -ici on voit qu'il a demandé à l'infirmier ou médecin
de garder dans la main la gaze et à l'enfant de le regarder-
qui a fait le tour de toutes les rédactions.
On peut supposer qu'entre son salaire en $ à la Minustah et ses ventes de photos,
Abassi, depuis son arrivée
dans "l'île au trésor " link a dû accumuler un substantiel magot.
Grâce à qui ?
Grâce à la misère des enfants et celle de la majorité de la population.
Au lieu, et en ceci il se comporte comme tous les flibustiers qui prospèrent sur l'île,
d 'être reconnaissant à ses pauvres habitants
sur le dos desquels il a obtenu, tout soudain, célébrité et fortune.
Abassi, au contraire, se complaît à les humilier.
Racisme ?
Complexe du non-Blanc devenu tout un soudain plus Blanc que Blanc en Haïti, admis dans les salons de l'élite ?
Sadisme ?
Il n'y a aucun respect, aucune tendresse, aucune humanité dans le regard
que pose Abassi sur les enfants d'Haïti.
Des enfants d'Haïti tels que jamais vus par Abassi. Profitez-en pour acquérir le livre de Danticat
En tous les cas, ce type, ce Logan Abassi, avait montré de quoi il était capable, dès le départ, dès son soit-disant reportage intitulé "Gonaïves l'école ouvre enfin ses portes",link
dans lequel, il avait mis en scène des enfants couchés par terre, l'un sur l'autre, sur le ciment de la classe,
dans lequel on ne voyait rien qui pourrait avoir un quelconque rapport avec cette soit-disant ouverture des classes,
mais qui lui avait permis avec le mot clef "école" d'infiltrer ses photos plus que glauques d'enfants nus, petites filles en train de se laver,etc.
dont un petit garçon debout avec un cerf-volant dont on voyait le sexe en gros plan,
photo qui avait été promptement retirée de sa "galerie" après mon article
et qu'on ne retrouve plus sur le web,
mais que j'ai conservée dans mes archives.
Ou bien ses photos volées de petits garçons tout tout nus à l'hôpital sous prétexte de couvrir le choléra link
Tous les prétextes sont bons,
toutes les occasions sont trouvées pour qu'Abassi
pénètre dans les hôpitaux, dans les prisons pour mineurs, dans les écoles, sur les terrains de sport, dans les maisons et corridors des bidonvilles, afin de faire ses photos à la limite du pédoporno reportage.
Photos qu'il se plaît à diffuser sur le site des forces de l'ONUlink
qui offre une excellente couverture à l'exhibition de ses fantasmes.
Aussi, comme Noël approche et que c'est une fête d'enfants.
On devrait s'attendre à ce qu'Abassi, selon sa stratégie bien rodée, profite de l'occasion
pour photographier des enfants en état de détresse et de vulnérabilité, nus, sales, affamés, dans la boue et les ordures;
ou bien petites filles et petits garçons dans des poses aguichantes
-sans doute au cours des manifestations qui seront organisées par la Minustah-
C'est pourquoi, afin de prévenir ces nouvelles productions d'Abassi
qui risquent fort de salir la fête des chrétiens vivants et celle des enfants,
il vous faut envoyer sans tarder des messages à la Minustah et à son nouveau chef civil
Mme Désiré.
N'hésitez pas. De de quelque pays que vous soyez, de quelque couleur, de quelque milieu social
à participer à cette campagne contre l'exploitation des images des enfants pauvres, démunis, vulnérables d'Haïti par Logan Abassi, photographe officiel dela Minustah;
Voir Voici une photo outrageante faite par Logan Abassi, photographe de la Minustah
VOIR aussi :link
Pourquoi Logan Abassi photographie les enfants d'Haïti de préférence nus ?
Pourquoi vole-t-il leur image, leur intégrité à ces enfants en souffrance ?
Dans quel but ?
Qu'est-ce qu'il veut dire en exploitant la nudité de ces enfants défavorisés ?
A quel public sont destinées ces photos ?
Voici encore une de ses photos dégeu trouvée sur le site de la Minustah.link
En dehors du vol de l'image de cet enfant souffrant et de l'exhibition de sa nudité, quel message envoie Labassi ? Et à qui ?
Quel message envoie la Minustah qui diffuse ses photos ? Qu'elle est au-dessus des lois internationales de protection de l'image des mineurs et peut, si elle le veut diffuser, sur le net des photos de mineurs nus, prises à leur insu ?
En voici une autre link totalement mise en scène par le photographe qui a, manifestement demandé, au jeune garçon de porter dans ses bras la jeune fille. Cette photo là s'inscrit dans la rubrique lutte contre le choléra.
Vraiment ? Vous voyez le rapport, entre cette photo et la lutte contre le choléra ?
Abassi se fait un plaisir de glisser ses photos d'enfants démunis, nus, malades, en état de détresse partout. Ses photos sont dégoutantes et all over the place. Il les dissimule parmi des photos plus conventionnelles, genre reportage sur l'inondation du Cap Haïtien et les recycle en les faisant repasser dans de nouveaux reportages.
Ainsi cette photo qui existe dans la rubrique choléra pourra se retrouver dans les rubriques éducation, jour des enfants, etc.
Mme Honoré, please, you have to stop this guy. Une femme originaire de la Caraïbe, nommée à la tête de la Minustah
Je réitère à mes lectrices et lecteurs la demande :
Ecrivez à la Minustah
afin qu'elle enlève de son site les photos d'enfants haïtiens nus et en détresse prises
par Logan Abassi.
Il s'agit d'une action en contravention avec la représentation des mineurs sur le net.
Les photos d'enfants mineurs ne doivent pas être publiées
sans autorisation expresse de leurs parents.
Or, M. Abassi, de manière générale vole les photos des bébés
à l'insu des parents qui lui tournent le dos.
Bureau du Porte-Parole et des relations avec les médias MINUSTAH
Vincenzo Pugliese, Porte-parole adjoint,
MINUSTAH
Cell : (+509) 3702-6710 ; tél: 2229-6700, ext. 3992
E-mail : pugliesev@un.org
Miguel Alston, Porte-parole UNPOL
Cell:(+509) 3702-5778 ; Tél : (+509) 2229-6700, ext. 2639
E-mail : martin9@un.org
Lt Col Marcos Santos, Porte-parole militaire
Cell: (+509) 3728-1606 ; tél: (+509) 2229-6700, ext. 6046
E-mail: santos4@un.org
LT Laura K. Stegherr, Porte-parole militaire
adjoint
Cell: (+509) 3714-7252; tél: (+509) 2229-6700, ext. 6121
E-mail: stegherr@un.org
Il s'agit d'un réquisitoire contre la présence de la Minustah laquelle, pour l'auteur, représente une menace.
Quel serait ce danger représenté par la Minustah ? Celui de casser l'unité culturelle du peuple haïtien forgée au cours des deux siècles d'indépendance.
La mission de la Minustah serait de déstabiliser le pays en séparant, ségrégant et en remodelant le territoire, à sa convenance, en petites unités, séparées les unes des autres, par des frontières artificiellement créées.
En somme une sorte de blakanisation d'Haïti, sans Serbes, ni Croates, ni Montenégrins, ni Albanais.
C'est ce qu'il appelle, l'effet tribal.
La Minustah diviserait la population en créant une sorte de tribalisation fictive de la société haïtienne.
Selon l'auteur, les Haïtiens, au-delà des problèmes de classes et de couleurs problèmes de couleur, ont toujours eu le sentiment de partager une culture, une langue et une histoire commune.
Depuis 8 ans, la Minustah s'emploierait à casser cette unité en se comportant comme s'il y avait une guerre tribale en Haïti.
Elle divise le pays en ghettos, zones résidentielles, quartiers riches, quartiers pauvres, haut de la ville et bas de la ville, Port-au Prince et Pétion-Ville, zones vertes et zones rouges, zones de non droit et zones normales, le gouvernement et l'opposition.
Il s'agit d'une stratégie de tribalisation en marche.
La Minustah établit ses casernes où bon lui semble. Elle découpe le pays, comme elle l'entend, afin de le diviser en morcellant le territoire en parcelles. Le tout dans pays qui mesure 27 75 Km2 et où les problèmes politiques ont la taille de ces 27 750km2.
.
La justification de la présence de la Minustah est qu'elle apporte la stabilité au pays. L'auteur n'est pas de cet avis.
La Minustah claironne qu'elle a apporté la stabilité dans le pays, ce qui signifierait que l'ensemble des institutions politiques, économiques, juridiques fonctionnerait comme il se doit.
Tout ceci ne serait que mensonges et propagande, du point de vue de l'auteur
Depuis quand, un pays où la corruption, la pauvreté, l'insécurité sont en augmentation, peut-il être considéré comme ayant fait des progrès dans l'établissement d'un Etat de droit ?
Un pays tellement stable, n'est-ce pas, que les "pays amis" recommandent à leurs investisseurs de ne pas se rendre en Haïti.
Soyons clairs, comment un pays qui se trouve sur le châpitre 7 des Nations-Unies, considéré comme une menace, pourrait-il attirer des investisseurs ?- demande l'auteur.
La Minustah ment et en réalité chaque jour qui passe lui offrirait une nouvelle occasion de déstabiliser Haïti.
Est-ce qu'il y avait une guerre en Haïti en 2004 ?
Pourquoi la Minustah, n'est-elle pas intervenue dans les pays comme Cuba, le Guatemala, la Colombie, le Brésil , Panama, le Nicaragua et d'autres lieux où les troubles politiques ont vu des groupes s'opposer ?
Oui, en effet.
Si on tient pour probant ce témoignage sur le Guatemela, pays de M. Mulet, ex-chef civil de la Minustah en Haïti, qui s'évertua à nier jusqu'à son départ l'origne népalaise du choléra et fut décoré par le président du pays Sak Pa Konta Anbake pour "sévices" rendus à la nation.
Pourquoi pas des troupes de l'ONU au Guatemala où la violence est 100 fois plus grande su'en Haïti ?
"La violence est aussi un phénomène ricochet de la Guerre civile : aujourd’hui, elle est partout au Guatemala... partout. Jusque devant le moindre des commerces, comme un macdo, gardés par des gamins d’a peine 18 ans armés de fusil à pompes.
La violence, elle est dans les milices privées qui ont pris le relais d’une police trop faible et trop corrompue pour rien faire.
La violence, elle est partout et l’ordre nulle part "
L'effet tribal
"Ak zefè tribal la MINUSTAH ap travay pou derasinen kilti nasyonal Ayiti "a, pou li mete nan plas li yon kilti chaloska, kote lamizè ak esklisyon ap akouche resantiman ak entegris"
L'auteur alerte les Haïtiens sur cette menace majeure que représente cette opération de clivage opéré par la Minustah, qui, manifestement ici comme ailleurs, où les troupes de l'ONU interviennent dans le monde, risque de provoquer frustrations et ressentiments qui crèent le lit des extrémismes.
Voila.
Cette analyse est pertinente.
Elle va dans le sens de ce que j'ai appelé le "dechoukaj de la dignité" opéré en 2004 avec le boycot de la commémoration du bicentenaire de l'Indépendance.
Peu d'Haïtiens comprennent ce concept de "dechoukaj de la dignité" et l'importance qu'il y avait d'enrôler les zentellectuels, les médiatisés, dans cette opération prévue sur un long teme.
Il faut noter que cette affaire de guerre civile a été lancée par les zentellectuels du Collectif Non, qui arrivaient - avec leurs têtes en bas- à comparer Haïti de 2004, au Rwanda et à l'affrontement entre Tutsis et Hutus.
Vous pensez qu'une telle stupidité, n'a pu être affirmée par les zentellectuels, nègres d'exception, crème de la crème du pays ?
Détrompez -vous, un tour dans les archives sonores et écrites de 2004, vous donnera une idée de leurs performances en matière d'irrationnel.
Tout laisse supposer que les grenn-nanbounda, les G184, s'identifiaient à cette époque à des Tutsis. Le reste de la population étant des salauds, des presque génocidaires, Hutus dans l'âme.
Le pire, c'est qu'ils ne regrettent rien. Ils disent que si c'était à refaire, ils n'hésiteraient pas.
Tu parles ! Il faudrait pour cela qu'ils aient, la France, le Canada, l'UE pour assurer leurs arrières finacières, comme ce fut le cas en 2004..
Si la Minustah, par ces pratiques, oeuvre à désintégrer l'unité culturelle haïtienne, c'est qu'il s'agit d'appliquer les consignes d'une politique de déshumanisation des Haïtiens.

La déshumanisation est une étape importante dans la recolonisation.
Le refus de reconnaître leur responsabilité dans l'arrivée du choléra, le refus de juger les soldats responsables de viols, et même les photos d'enfants nus haïtiens que la Minustah diffuse sur son site officiel MiNUSTAH et nus d'enfants vont dans ce sens.
La Minustah applique aux Haïtiens la technique de la grenouille plongée dans une eau dont on augmente progressivement la température, sans qu'elle s'en aperçoive, jusqu'à ce qu'elle en crève.
Nous devons nous réjouir des plaintes déposées contre la Minustah par des associations, pour avoir introduit le choléra en Haïti.
Il est clair qu'on ne peut pas compter sur le gouvernement Martelly, pas plus que sur celui qui le précédait, pour remettre la Minustah à sa place qui est de plier bagages et d'emporter ses soldats, de je ne sais combien de nationalités différentes.
Il est clair qu'on ne peut pas compter, non plus, sur les élites commerçantes, la dite société civile,les politiciens, les zentellectuels, rongés de l'intérieur par la corruption, et qui ont tous été à l'origine de cette présence militaire étrangère depuis 8 ans sur le territoire national.
Il est clair, aussi, que le peuple ne peut pas s'opposer par la force à cette présence d'hommes surarmés qui n'hésiteraient pas à provoquer un carnage dans la population.
C'est pourquoi l'option juridique, même si elle prendra du temps, même si elle risque de faire un flop, est la meilleure, parce qu'elle permet aux Haïtiens de ne pas perdre le peu de dignité et de respect d'eux-mêmes qu'il leur reste après 8 ans de présence des forces de la Minustah et d'ONG.
L'option juridique permet aux Haïtiens, également, de recréer une unité, de se ressouder autour d'un objectif commun obtenir des réparations-, de rétablir et retisser des liens que la politique de la Minustah s'évertue à casser.
Cette histoire de Minustah avec le choléra doit être traitée avec le même sérieux et le même "tèt ansamb" que lors de l'affaire du Sida, dont l'origine a été, faussement, attribuée aux Haïtiens.
D'ailleurs, on peut faire un parallèle entre ces deux affaires.
Dans les 2 cas, la population a été infectée par des éléments venus de l'extérieur- tourisme sexuel trépidant sous le règne Duvalier Jean-Claude-, et contingent Népalais sous le règne de la Minustah.
Dans les 2 cas, ce sont les victimes qui se sont retrouvées au banc des accusés.
Dans les 2 cas, il y a abus du plus fort sur le plus faible.
De même que les Haïtiens de la diaspora s'étaient réunis pour manifester afin de mettre fin à l'accusation qu'ils étaient à l'origine du Sida, de même les organisations de la diaspora doivent organiser à New York une grande manifestation pour soutenir les avocats qui prennent la défense de l'ensemble du peuple haïtien, et non pas seulement des victimes, dans cette affaire de choléra.
L'ARTICLE en CREOLE :
dimanche 28 octobre 2012
Tèks sa a vin jwenn AlterPresse 24 oktòb 2012
Antanke sitwayen ayisyen ki renmen peyi li, mwen pa asepte ditou prezans MINUSTAH an Ayiti. Plis lane ap pase, plis lendiyasyon ap monte nan kè mwen, nan tèt mwen, devan lokipasyon degize sa a k’ap kouri sou uit lane. Jodi a, MINUSTAH se yon gwo malè pandye, yon menas pou egzistans peyi a. Men pou ki rezon.
Chèf MINUSTAH a, pòtpawòl MINUSTAH ak sipòtè MINUSTAH yo, depi yo pran lapawòl, yo tonbe chante yo mete estabilite nan peyi a. Ki vle di: Ayiti gen enstitisyon sosyal, politik, ekonomik k ap fonksyone komsadwa. Ayiti se yon kote dyalòg ap mache, diskisyon ap fèt bò tab pou Demokrasi vanse, pou ekonomi fè kwasans, pou esklisyon kaba, pou lapè chita sou baz solid.
Tousa se manti. Tousa se pwopagann, koze lamayòt. Depi ki lè yon peyi ki ap vale teren nan koripsyon, nan klasman lamizè, nan lesefrape ensekirite te konnen pote kouwòn chanpyon nan konstriksyon demokrasi ? Alòske lavichè ap vire lòlòj pèp la, alòske kondisyon lavi ap degrengole, gason kou fanm pa wè ni devan ni dèyè, MINUSTAH pran twonpèt li pou klewonnen: bagay yo chanje!, Ayiti gen bonjan enstitisyon!
Kanta sa, se sa! Ayiti sitèlman estab ke Peyi Zanmi yo, nan vitrin komès yo, nan Wèbsayt ofisyèl yo, yo di envestisè, òmdafè peyi yo : pa ale an Ayiti!
Annou di pawòl la klè: depi ki lè yon peyi ki sou chapit 7 Konsèy Sekirite NasyonZini, ki vle di, yon peyi yo konsidere tankou yon menas, yon danje pou lapè, jan yo abiye Ayiti a, te ka atire invèstisè ak omdafè?
Wè pa wè, MINUSTAH se yon izin manti. Sa fè uit lane Ayiti ap debat nan manti. Men chak jou jwèt la ap tounen yon kwochèt malè, yon danje mòtèl pou Ayiti. Kwochèt sa a, se sa mwen releZefè Tribal la. Li se pitit taktik ak estrateji entèpozisyon NasyonZini mete kanpe pou destabilize Ayiti menmjan li destakilize tout peyi kote li pase. MINUSTAH-NasyonZini fòje zouti mannèv li rele Fòs Entèpozisyon an nan lane 45-50, apre dezyèm gè mondyal la. Li foubi li nan lane 60-65, nan peyòd dekolonizasyon Lafrik. Fòs Entèpozityon an ta la pou anpeche lagè fèt oubyen pou pa kite lagè devlope.
An 2004, eske Ayiti te nan lagè ? Eske gen lagè jodi a an Ayiti. Men, sa MINUSTAH ap tann pou li ale an Kolonbi ? Pouki sa MINUSTAH pa te ale fè entèpozisyon nan Kiba, Gwatemala, Brezil, Panama, Nikaragwa ak anpil lot kote latwoublay polotik te mete sitwayen yo fas a fas nan batay politik ?
Komkwa, tout batay pa lagè, men sèl batay an Ayiti pote non lagè. Epi tout batay ki mete nèg fas a fas se lagè tribal ? Konsa, MINUSTAH-NasyonZini debake an Ayiti pou enstale fòs entèpozisyon nan mitan tribi kap fè lagè.
Listwa di konbyen larivyè san fòs entèpozisyon sa a fè koule an Afrik, konbyen milyon Kongolè ak Rwanndè li mennen anba tè. Jenosid, se non yo bay machin lanmò NasyonZini ap pilote a. Se machin sa a MINUSTAH ap woule, lè li trase plizyè fwontyè nan peyi a, pou separe geto ak katye rezidansyèl, katye rich ak katye pòv, anwo lavil ak anba lavil, Petyonvil ak Pòtoprens, gouvènan ak gouvène, gouvènman ak lopozisyon, zòn vèt ak zòn wouj, zòn de non dwa ak zòn nòmal… Se zefè tribal la kap travay. MINUSTAH kanpe kazèn li kote li vle, li dekoupe peyi a jan li vle pou li fè kantite teritwa li vle. Tousa, nan yon peyi ki mezire 27750 kilomèt kare, kote lavi politik, kote pwoblèm politik pa mezire plis pase 7000 kilomèt kare.
Ak zefè tribal la MINUSTAH ap defèt inite kiltirèl ki fè Ayiti sa li ye a, yon peyi kote tout ayisyen, kit yo pòv kit yo rich, kit yo abite nan geto kit yo abite nan gwo katye, kit yo lòtbò kit yo nan peyi a, yo se ayisyen, pitit menm tè a.
Ak zefè tribal la MINUSTAH ap travay pou derasinen kilti nasyonal Ayiti a, pou li mete nan plas li yon kilti chaloska, kote lamizè ak esklisyon ap akouche resantiman ak entegris.
AYITI PA GEN LAGE. KOUPE FACHE PA DI LENMI. KOUPE FACHE PA DI MANDE LANMO, NI POU VWAZEN NI POU LAFANMI. E, jou bagay la mangonmen, jou laderezon menase, lang kreyòl la la, tanbou a la, 1804 la, Jean-Price Mars la, Jacques Roumain la, pou nan non Gran Mèt la, fè tout ayisyen sonje yo se frè.
Mannèv entèpozisyon an, zafè bati estabilite a, se dra pou kouvri, pou kache zefè tribal la. Ayiti se pitit Lafrik, li wè klè nan jwèt kwochèt la. Izin manti, izin echèk, izin jenosid, se sa MINUSTAH ye !
Ale, MINUSTAH, Ale silvouplè. Bon travay estabilite pou bonjan demokrasi, ayisyen ak ayisyèn a fè li.
Ale, MINUSTAH! Pa bliye ranmase jèm divizyon, kolera ak jenosid ou simen nan peyi a.
Ale, MINUSTAH! Isit, pa pouwa Lanperè Desalin, tout kretyen vivan se Ayisyen, tout kretyen vivan se Moun, kit yo nwè, kit yo jòn, kit yo blan.
MINUSTAH, ale silvouplè! Ou pa gen lizaj pou konprann Ayiti. Ou pa gen konprann pou ede Ayiti.
…………
* Ekriven/Pwofesè
SOURCES :link
A propos d'un article écrit il y a quelques temps déjà,
sur l'exploitation
des photos d'enfants sur le site de la Minustah.
Un lecteur a laissé ce commentaire :
"il est intolérable que des gens profitent de la détresse d'enfants pour les photographier.quand finirons ces méthodes ignobles?"
Du coup, je suis allée jeter un oeil sur le site de la Minustah.
J'y découvre :
un article parlant de malnutrition -forcément enfantine-
14 06 2012 | Haïti : La
Directrice exécutive du PAM se prononce en faveur de la lutte contre la malnutrition jusqu’à son éradication La Directrice exécutive du Programme Alimentaire Mondial (PAM), Ertharin Cousin, a
bouclé ce mercredi une visite de 72 heures en Haïti qui lui a permis notamment de rencontrer le gouvernement, ...
( Lire la suite )
Et sans surprises, qui dit enfants haïtiens pauvres
dit:
Le plus horrible c’est la manière
dont ce photographe utilise
les thématiques autour de l’enfance,
comme « Children day », jour des enfants, pour balancer ses photos.
Avec la Minustah, il y a eu des viols, le choléra, etc.
Malgré tout ce tort fait à la population haïtienne,
fort de son impunité et de la complicité de ses employeurs,
le photographe continue à balancer
ses tonnes de photos de photos d’enfants pauvres et vulnérables, qui n’ont rien à voir avec le sujet
mais tout à voir avec du voyeurisme.
This is insane and illegal.
MINUSTAH
Eliane Nabaa, Chef du Bureau de la Communication et de l’Information Publique
Cell : (+509) 3702-8001
Bureau : (+509) 2244-2050 ext. 6182
Courriel : nabaa@un.org
Bureau du Porte-Parole et des relations avec les médias MINUSTAH
Sylvie van den Wildenberg, Porte-parole, MINUSTAH
Cell : (+509) 3702-9042; tél:(+509) 2229-6700, ext. 2691
E-mail : vandenwildenberg@un.org
Vincenzo Pugliese, Porte-parole adjoint, MINUSTAH
Cell : (+509) 3702-6710 ; tél: 2229-6700, ext. 3992
E-mail : pugliesev@un.org
Michel Martin, Porte-parole UNPOL
Cell:(+509) 3170-1304 ; Tél : (+509) 2229-6700, ext. 3096
E-mail : martin9@un.org
Lt Col Marcos Santos, Porte-parole militaire
Cell: (+509) 3728-1606 ; tél: (+509) 2229-6700, ext. 6046
E-mail: santos4@un.org
LCDR J.R. Hoeft, U.S. Navy, Porte-parole militaire adjoint
Cell: (+509) 3714-7252; tél: (+509) 2229-6700, ext. 6121
E-mail: hoeftj@un.org
Accréditations/Relations média:
Farah Adrien, tél: (+509) 3702-6522 ; E-mail: adrienf@un.org
Judith Macaya, tél : (+509) 3701-0218 ; E-mail: josephj@un.org
Pierre Lamy, tél : (+509) 3702-6709; E-mail: lamy@un.org
Léontès Dorzilme, tél: (+509) 3663-7505; E-mail: dorzilme@un.org
Par ailleurs, un grand merci à toutes les lectrices et lecteurs qui ont écrit à la Minustah afin que cesse l’exposition sur son site d’enfants nus, blessés, misérables, tous mineurs - en dépit de la loi ui interdit la diffusion des photos de mineurs sans l'autorisation de leurs parents- photographiés dans des poses ouvertement malsaines. VOIR MiNUSTAH et nus d'enfants
Bien que ce photographe soit toujours en place, il paraitrait – jusqu’à nouvel ordre- parce que rien n’ait jamais acquis une fois pour toutes, qu'il aurait mis temporairemen une sourdine à sa propension à photographier les enfants pauvres d'Haïti.
En Haïti, où les droits de l’Homme sont systématiquement bafoués et où les enfants de pauvres, ceux de la majorité de la population, sont couramment maltraités et abusés- et ceci malheureusement fort souvent par leurs propres parents ou les personnes qui les ont en charge- il n'est pas étonnant qu'un photographe accrédité de la Minustah croit autoriser à diffuser sur le site officiel de cette institution ces photos.
Le" Blan", l'étranger, comme sous Duvalier Jean-Claude ne connait pas de limites à son pouvoir, tout lui est permis, depuis qu'en 2004, il a été appelé pour "sauver" les Haïtiens et les protéger de la "barbarie".
A chacun de mes séjours en Haïti, je suis triste et indignée de voir ces enfants magnifiques, qui normalement devraient être chéris, parce qu'ils représentent la richesse et l’avenir du pays, mal nourris, mal éduqués, mal traités, violentés ou abandonnés à leur propre sort.
Il faut saluer la force de volonté de ces enfants qui, dans leur majorité, ne versent pas dans la délinquance et la prostitution, comme c’est le cas dans d’autres pays de l’A. Latine ou chez notre voisin.
D’autant plus, qu’avec précisément la présence des forces de l’ONU, comme noté ailleurs dans le monde -Kosovo, Cote d’Ivoire, République du Congo- la tentation est grande de céder au chantage de la nourriture en échange de services sexuels.
Il faut rappeler aussi que bien qu’Haïti ait une force de police négligeable par rapport au nombre d’habitants et à l’étendue de son territoire, la criminalité est moindre que dans des pays, comme par exemple, la Guadeloupe, département français.
Cette situation de relative sécurité pourrait, pourtant, basculer avec les orientations de l’actuel gouvernement qui se dirige vers une forme de développement obsolète, qui prend pour modèle celui de la RD, du Mexique, de la Jamaïque, de Colombie, du Panama, qui ont des taux de chômage et de criminalité très élevés, avec pour corollaires une forte immigration clandestine VOIR Une série d'articles sur le monde tel qu'il est et link
et un trafic de drogue intensif.La Colombie découvre la puissance des « Bacrim » VOIRlink
Vous noterez, à la lecture de cet article, à quel point la question de l'accès à l'achat des terres par des étrangers qui se trouve dans l'agenda du nouveau gouvernement représente une nouvelle épée de Damoclès pour les paysans qui risquent d'être chassés de leurs terres au profit des barons de la drogue pour lesquels Haïti et sondésordre institutionnel représente un mervelleux hâvre.
Ne pas oublier que ces pays octroient également une part importante de leur budget à l’armée et une part minime à l’Education nationale, assurant ainsi la prénnité d'un modèle de gouvernement autoritaire qui s'appuie sur le maintien de la population dans l'absence d'informations, la manipulation,l'ignorance, l'illetrisme et l'analphabétisme.
C’est grosso modo ce modèle de développement : plan Collier avec sweatshops et plantations de mango, tourisme de masse dont les infrastructures sont souvent financées par des fonds d’origine douteuse VOIRlink
qui semble avoir la préférence du gouvernement actuel.
Les dirigeants haïtiens actuels ont pour le moins vingt-cinq ans de retard.
C’est dire qu’au lieu de profiter des erreurs des autres et éviter de faire du copié/collé, ils reprennent les schémas « d’avant ces vingt-cinq dernières années », (qui n'étaient déjà pas fameux)
comme si, entre temps, le monde était resté figé à les attendre
et que les réalités économiques des années 1970 étaient celles de 2012.
Alors qu’il s’agirait d’innover dans les domaines de l’agriculture dont le marché bio est en pleine expansion, dans le domaine de l’environnement avec la préservation de sites qui attirent un tourisme de luxe, dans les énergies renouvelables notamment le solaire où justement à Titanyen pourrait être installé, grâce à la Chine devenue le leader du panneau solaire, VOIR link
un champ de panneaux solaires qui assureraient l’électricité pour l’ensemble de Port-au- Prince, avec pour résultat le développement du commerce, de l’industrie, de la vie sociale et la réduction du chômage et de la délinquance
Non pas que je pense que la tâche leur soit facile. Comme tous les gouvernements dans le monde, mondialisation oblige, VOIR Vidéo. Nous sommes tous Grecs maintenant. ils sont pris entre les diktat des financiers et leurs responsabilités vis à vis de leurs populations.
Dilemme d’autant plus ardu, qu’il n’existe pas en Haïti de partis politiques, de syndicats et autres organisations de la société civile, capables d’appuyer et de défendre une politique alternative soucieuse d’un développement harmonieux du pays, qui intègrerait l’ensemble de ses composantes sociales.
Le gouvernement actuel a un boulevard devant lui pour saccager la nation, façon « d’avant ces vingt-cinq dernières années », d’autant plus qu’il est constitué précisément des auteurs ou des enfants et parents des auteurs de ce saccage et des boycotteurs sans états d'âme de la démocratie en Haïti depuis plus de 50 ans.
Et que ce gouvernement est lui-même gouverné par ceux-là même qui ont intérêt à l’aggravation de la pauvreté en Haïti et à l’émigration des pauvres VOIR Does the U.S. Need and Want Low-Skill Haitian Workers?
Bref, il serait fort dommageable, que le gouvernement actuel entreprenne de transformer Haïti en un revival de Cuba sous Batista : tafia, mafia, grenn-nanbounda, konpa, drogues, prostitution, tourisme et exploitation, qui transformerait ce pays en une vitrine derrière laquelle se cacherait un dépotoir.
Alors même qu'il existe tant d'autres chemins, plus agréables, plus excitants, plus prometteurs, plein de saveurs, pour reconstruire une Haïti digne,
à la hauteur du dynamisme, de l'intelligence et du courage de toutes les couches de sa population.
Mais pour cela, il faudrait d'abord avoir une "belle amour humaine". Mais, attention, pas la pèpè - seconde main-, mais celle de Jacques Stephen Alexis, auquel appartient la marque originale, quoique pas déposée.
Pour les duvaliéristes au pouvoir, le mot dignité a-t-il un sens ?
Además violación a los derechos humanos
Naciones Unidas confirma abusos sexuales en Haití de parte de efectivos de la Minustah
espacinsular
SANTO DOMINGO, República Dominicana, 24 de enero de 2012.- La Organización de las Naciones Unidas (La ONU) confirmó hoy dos alegaciones de explotación y abuso sexual de menores por parte
de efectivos de la Misión de Estabilización de las Naciones Unidas en Haití (MINUSTAH).
El portavoz de la Organización, Martin Nesirky, indicó que el 16 de enero pasado MINUSTAH informó al Secretariado de esta situación, que involucra a varios oficiales de la Policía de la ONU en Puerto Príncipe y a uno o más integrantes de la Unidad de Policía en la ciudad de Gonaïves.
Añadió que los oficiales acusados han sido retirados de sus cargos y se ha reducido su contacto con la población local mientras se lleva a cabo la investigación pertinente.
“La Organización de las Naciones Unidas está indignada por estas alegaciones y asume su responsabilidad de abordar el asunto con seriedad extrema. Los países de origen de los policías han sido informados, aunque a diferencia de los casos que implican a personal militar, las indagaciones que tienen que ver con la Policía de la ONU son responsabilidad de las Naciones Unidas”, apuntó Nesirky.
El portavoz señaló que el Secretariado despachó una misión a Haití el fin de semana para investigar las acusaciones y enfatizó la responsabilidad mostrada por la cadena de mando de MINUSTAH tanto en la prevención como en la rápida toma de medidas cuando se hicieron las denuncias.
Finalmente, aseguró que la Misión prestará asistencia a las presuntas víctimas.
Mezanmi, chers amis lectrices et lecteurs
et tous ceux qui ne pensent pas que le diable
est celui ou celle qui dénonce les abus.
.
Sur ce blog a été créé une rubrique "Minustah et nus d'enfants " MiNUSTAH et nus d'enfants
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu' à partir d'une observation minutieuse
des photos faites par le photographe attitré de la Minustah,
nous avions constaté une prédilection perverse pour
des photos d'enfants hors du contexte de la mission de l'ONU.
Pire, nous avions découvert de nombreuses photos d'enfants nus
sur le site officiel de la Minustah - vous vous rendez compte
des photos d'enfants sur le site de la "mission pour la paix"
ou bien des enfants attrapés par l'objectif de ce photographe
-toujours en poste-
dans leur intimité et leur vulnérabilité
et sans aucune relation avec le sujet traité annoncé dans le titre.
Bien entendu, nous étions les seuls à dénoncer cette pratique indigne.
Pourquoi ?
D'un côté, nous avons les GNbistes, les réactionnaires, l'extrême droite
qui ont réclamé l'occupation d'Haïti en 2004
et qui n'ont aucun intérêt à s'intéresser
aux dysfonctionnements de ces troupes de l'ONU.
D'un autre côté, les abus sexuels sur les mineurs
sont considérés comme des "détails" par une population
formatée à la soumission par les deux dictatures duvaliéristes
et totalement habituée
à considérer les abus et violences
exercées contre les plus faibles comme normaux.
Voici qu'aujourdhui l'ONU nous donne en quelque sorte raison.
Il n'y a pas de quoi sen féliciter.
Au contraire, nous ne pouvons qu'être infiniment tristes
devant le constat que les dits intellectuels de ce pays
soient dans l'incapacité de défendre les enfants de ce pays
qui sont l'avenir de ce pays.
Nous sommes face à cette sinistre réalité
que les dits intellectuels de ce pays
n'envisagent leur relation à leur pays
qu'à l'aune des prix littéraires obtenus
et de leur couverture médiatique dans les journaux français.
Leur vision n'est que du court terme
ils ne voient pas plus loin que leur bout de nez
qu'ils et ellles ont d'ailleurs fort courts.
Leur engagement patriotique" qu'une infantile satisfaction égotiste
qui se satisfait de médailles napoléonniennes
et de voyages tousfrais payés.
Ces dits intellectuels, qui puisent
dans la vie du peuple
pour nourrir leurs oeuvres,
semblent avoir besoin , tout en prétendant le contraire,
de cette misère et de ces abjections
qui leur assurent une rente d'images et d'idées.
D'où leur silence complice.
Pourvu que ça dure, semblent -ils dire.
Port-Salut, petite ville côtière au Sud de la république d’Haïti, est
réputée pour ses plages attrayantes et son paysage rayonnant comme une carte postale. Depuis plus d’une semaine, elle ajoute un nouvel élément à sa réputation: au moins quatre parmi les
militaires uruguayens de la mal nommée Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH) qui y sont cantonnés ont violé collectivement Johnny Jean, un jeune garçon de 18
ans.
Si l’acte a été perpétré le jeudi 28 juillet 2011, c’est seulement vers la fin du mois d’août qu’il a commencé à occuper la une de l’actualité. En partie, grâce ou
à cause de la vidéo du crime diffusée sur Internet. En effet, les militaires eux-mêmes ont filmé la scène. Ils s’en sont servis après comme film, faisant des projections pour se gargariser de
leur prouesse. Qui pis est, en présence de jeunes adolescents de la zone, tous amis de la victime. Et c’est justement l’un d’eux qui a utilisé son téléphone portable pour capter quelques
séquences de la vidéo qui a été diffusée par l’agence en ligne Haiti Press Network (HPN). La vidéo n’aura été visible que quelques heures sur le Web. On ne sait pas trop s’il s’agit d’une action
diplomatique du gouvernement uruguayen ou de l’ONU elle-même – Youtube ayant argué de sa politique de non-promotion de la haine pour justifier le retrait de la vidéo, étant donné que pas
mal de commentaires (plus de 4000) commençaient à fuser pour condamner la barbarie onusienne.
Il a fallu le déploiement des soldats de la MINUSTAH pour sortir Port-Salut de sa posture de havre de paix. En 1995, par exemple, la ville comptait à peine 40
policiers. Tandis que l’effectif de la police nationale n’a cessé d’augmenter, Port-Salut, elle, ne comptait que 7 policiers en 2004. Car, il était presque impossible d’enregistrer un incident
plus grave que le vol d’un cabri ou de quelques lots de patates. Pourtant, paradoxalement, depuis cette même année de 2004, avec la nouvelle occupation du pays par la MINUSTAH, il a fallu y
déployer un contingent militaire, pour la (dé)stabiliser. Etant donné que la nature a horreur du vide et que, comme on le sait bien, l’oisiveté est la mère de tous les vices, les militaires ont
dû faire travailler ce dont ils disposent de méninge pour trouver un artifice capable de justifier leur présence. Petit à petit, ils ont introduit: prostitution de mineurs et de mineures, le
«cambiar» — pratique d’échange de nourriture contre des services tels achat de produits hallucinogènes et/ou illicites comme le tabac, l’alcool, la marijuana… Tout cela ressort du rapport rendu
public par le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) [1], le lundi 4 septembre 2011.
Le viol du jeune Johnny doit être compris dans ce cadre-là. En effet, pour gagner leur survie quotidienne, pas mal d’adolescents et de jeunes fils et filles de
paysans appauvris comme Johnny nouent des relations de proximité avec les soldats onusiens déployés dans différentes régions du pays. Le jeune Johnny s’était particulièrement lié d’amitié avec
l’un des soldats du contingent uruguayen, un certain Pocho. Ce dernier apparemment n’a pas pris part à l’acte. Il aurait même été empêché de lui porter secours. Car, les bandits avaient fermé la
porte de la chambre dans laquelle ils accomplissaient cet acte criminel pour empêcher que les cris du jeune garçon n’arrivent aux oreilles de son «ami» Pocho.
L’opulence dans laquelle vivent les soldats ounisiens installés en Haïti est, le moins que l’on puisse dire, offusquante. Dans les villes, ils s’installent dans les
meilleurs hôtels, ils se pavanent sur les plages en semaine comme en week-end, encore plus à Port-Salut où celles-ci sont particulièrement belles. En contrepartie, ils achètent les plus jeunes,
les prostituent et… les violent. Non seulement ces militaires bénéficient d’une impunité absolue qui ne leur inspire aucune retenue ni légale ni de mœurs – leur statut de soldats onusiens les
plaçant au-dessus des tribunaux haïtiens –, mais également l’épaisseur de leur salaire représente plus qu’une insulte pour les pauvres policiers et autres fonctionnaires de l’Etat haïtien.
A titre de comparaison: le soldat uruguayen reçoit en Uruguay un salaire équivalent à 400 dollars. Au sein de la MINUSTAH, il perçoit 6000 dollars par mois. Il est vrai que le gouvernement uruguayen en déduit une bonne partie, mais le soldat uruguayen de la MINUSTAH dispose quand même d’assez d’argent et d’autorité pour se croire tout permis en Haïti. En général, ils économisent assez pour qu’au retour dans leur pays, ils puissent s’acheter un bel appartement et… se la couler tranquille. On peut d’ailleurs se demander si la prompte plainte du gouvernement contre ses propres soldats déployés en Haïti ne vise pas d’abord à préserver au sein de la MINUSTAH la présence uruguayenne économiquement rentable pour l’Etat uruguayen. Ce dévouement du gouvernement uruguayen cherche également à faire passer le message que ce viol collectif perpétré contre Johnny Jean n’est qu’un incident inhabituel dont ne seraient coupables que les quatre soldats uruguayens et non un mode d’agir des forces d’occupation. Voilà pourquoi il est toujours utile de raviver la mémoire.
Suite de l'article link
1 septembre 2011 – L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a indiqué jeudi avoir récemment reçu des allégations d'exploitation et d'abus sexuels
impliquant certains de ses éléments militaires et de police basés à l'ouest du pays. La mission a « immédiatement saisi les services compétents au siège de l'ONU à New York pour que les pays
contributeurs de troupes concernées en soient informés, étant donné que toute investigation se rapportant aux membres de leurs contingents relève avant tout de leur responsabilité », a fait
savoir jeudi l'ONUCI dans un communiqué.
« Si ces allégations s'avéraient fondées, il reviendrait aux pays dont sont originaires les casques bleus de prendre les actions appropriées à l'encontre des
personnes impliquées », poursuit le communiqué.
De son côté, l'ONUCI a informé les autorités ivoiriennes et a également déployé des fonctionnaires dans la région concernée, entre le 24 et le 29 août, afin
d'évaluer la situation, de préciser les allégations et effectuer une inspection des camps, l'objectif étant « d'empêcher des membres de la mission de s'impliquer dans des actes inappropriés
».
Cette mission a été appuyée par le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)) et l'organisation non gouvernementale Save the Children. Des actions de
prévention ont été recommandées par la mission et une campagne de sensibilisation renforcée est en train d'être mise en place.
« En attendant, l'ONUCI tient à exprimer ses regrets les plus profonds aux victimes potentielles et tient également à réaffirmer sa volonté de poursuivre
l'application de la politique des Nations Unies, de tolérance zéro concernant l'exploitation et les abus sexuels », a conclu la mission.
SOURCES http://reliefweb.int/node/444417